BLACK HISTORY MONTH – Que se passe t-il à Paris ? 

Merci à Laurie du Club READ pour ces multiples informations :

Black History Month, qu’est-ce ?
L’origine de cette célébration remonte à 1926, et son origine est la « Negro History Week ».
Le mois de février est consacré à la commémoration des populations noires qui ont dû vaincre l’esclavage et la ségrégation pour gagner leurs droits civiques au États-Unis. Cette célébration a aussi lieu au Canada sur la même période, et au mois d’octobre au Royaume-Uni.

Trois événements sont prévus, sur Paris :
> BLACK HISTORY MONTH by l’association Dooinit
30/01 > 02/02
@ Rennes & Paris – 27 rue Oudinot – Paris 7

READ! soutient l’association Dooinit qui organise le BLACK HISTORY MONTH à Paris et Rennes.

Pour célébrer le Black History Month 2012 en France, l’association Dooinit invite Kathleen Cleaver, figure emblématique des Black Panthers, qui nous fera l’honneur d’être à Paris le 1er Février, de 18h à 21h30, au Ministère de l’Outre-Mer, salle Félix Éboué.

Un grand débat animé par Maboula Soumahoro, traitera de la thématique des Noirs de France, avec :
> Pap Ndiaye, spécialiste des questions relatives aux populations noires en France et aux Etats Unis
> Rokhaya Diallo, éditorialiste et militante associative
> Almamy Kanouté, éducateur, militant associatif et co-fondateur du mouvement politique ÉMERGENCE, et membre de la Brigade Anti-Négrophobie
> Fatou Biramah, journaliste et auteure

D’ de Kabal, Blade MC et Jacky Ido se rassembleront pour une performance artistique créée pour l’occasion.

Le film documentaire « D’ailleurs, je suis d’ici » (2011) d’Audrey Regna & Jon Bensimhon sera diffusé pour lancer le débat de la question Noire en France.

+ d’infos :www.dooinit-festival.com
Pour participer à l’événement, envoyez vos noms et prénoms à l’adresse suivante : blackhistorymonth@h2acom.fr

> Projection NIGHT CATCHES US de Tania Hamilton
09/02 à 19h30
@ Espace d’animation Curial – 90 rue Curial – Paris 19

Synopsis : En 1976, après des années d’absence mystérieuse, Marcus revient au quartier de Philadelphie où il venait d’âge dans le milieu du mouvement Black Power. Alors que son arrivée suscite la suspicion parmi sa famille et ses anciens voisins, il constate l’acceptation de son vieil ami et sa fille Patricia. Cependant, Marcus se retrouve rapidement en contradiction avec l’organisation qu’il a une fois embrassée, dont les membres suspects, il a orchestré le meurtre de leur ancien compagnon d’armes. Dans une séquence surprenante des événements, Marcus doit protéger un secret qui pourrait ébranler les convictions de chacun, comme il redécouvre sa passion interdite pour Patricia.

Night Catches US réalisé par Tania Hamilton (2010) – Magnola Pictures
avec Kerry Washington, Anthony Mackie, Jamie Hector, Wendell Pierce, Novella Nelson, Tariq Trotter, Ron Simons, Thomas Roy
Durée : 1h30

Seule projection française, le film sera diffusé en V.O. non sous-titré.
+ d’infos :www.nightcatchesus.com

DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES, CONFIRMEZ VOTRE PRÉSENCE À CONTACT@READCLUB.FR

> READ! Spécial Black History Month #2
26/02 à 16h
@ lieu révélé sur inscription à contact@readclub.fr

Comme l’année dernière, READ! organise une session spéciale à l’occasion du Black History Month autour de :
Black Power de Martin L. KING

+ d’infos : à venir…
www.readclub.fr
À bientôt !

la READ! Team
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READ ! Club des Auteurs Afro’

New : READ! Le blog…

La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu – LeMonde.fr

La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu – LeMonde.fr.

Et oui. Il bien est temps d’en finir avec la falsification historique.

En 1998, quand notre album sort, certains journalistes jugent notre musique, « pas assez rebelle, pas assez réaliste, trop imaginaire  » , – Mention Spéciale à Hélène Hazera de Libération à l’époque, et à ce journaliste connard rencontré à la conférence de presse des Transmusicales de Rennes en 2000 .

Jugement hâtif ou complexé, qui signifie en fait  » trop loin de la notion du Noir qu’ils connaissent, le Noir sauvage, le Noir esclave, le Noir colonisé, le Noir de banlieue, le Noir violent, la Noire boniche, la Noire pute, la Noire nounou ».

En Octobre 2011,Thomas Deltombe, journaliste et Manuel Domergue,essayiste,  Jacob Tatsitsa, enseignant, tous trois auteurs du livre « Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique », François Gèze, ingénieur, éditeur, auteur,  Ambroise Kom, auteur et enseignant,  Achille Mbembe, professeur d’Histoire et de Sciences Politiques, auteur, et Odile Tobner, veuve Courage de feu Mongo Beti, écrivain militant plusieurs fois censuré, dans son pays, le Cameroun ET en FRANCE, sous le régime Foccart, écrivent un plaidoyer massif dans les colonnes du Monde, sur le même thème dont s’inspire le texte de la chanson MAKEDA, la falsification historique.

 » On veut nous faire croire à des mythes perdus,

Des passages de l’histoire falsifiés et revus

De Ramsès à Mandela, que de vérités tues

En ignorant le départ, on erre sans but … »

Formule allégorique, sans doute.

Mais cruel est de constater que 13 ans plus tard, nos éminences grises s’en soucient encore, et se liguent pour faire éclater cette vérité, pour l’annoncer haut et fort, à quelques mois des élections présidentielles françaises et en plein remous de l’affaire des financements obscurs des précédentes campagnes présidentielles par les pays Africains néo-colonisés, des valises diplomatiques pleines d’euros sonnants et surtout pas de francs CFA trébuchants échangées en douce – pensent les corrupteurs, en paix – pensent les corrompus.

Pourtant, la guerre frappe étrangement à la porte des pays de la Françafrique, armés et déstabilisés pour être pillés et re-colonisés de nouveau.

Et le français moyen, celui qui va aller aux urnes en Mai prochain ne sait rien de tout cela. Il ne comprend pas ces hordes de Noirs et d’Arabes qui se plaignent, qui envahissent son pays. Il ne sait pas que son histoire est bâtie sur un tas de mensonges, d’oublis volontaires, de dissimulations commandées en haut-lieu. Il ne voit pas, ou ne veut pas voir,  la corruption active qui gangrène la France, son propre et saint pays, préférant montrer du doigt l’Italie ou la Grèce, ou les « sauvages qui vivent dans la savane et qui mangent des bananes ». Mais je peux comprendre qu’il soit difficile de voir la lumière, quand le gouvernement serine sur tous les média,  que la France a un taux de croissance de 3% quand il avoisine 0%, et qu’il oublie de dire que la Chine, l’Inde ou le Brésil ont des taux avoisinants ou de plus de 10%.

Il n’est pas trop tard pour  reprendre des cours d’histoire et de géopolitique.

Et si il était trop tard pour certains, alors soyons en avance, pour que les nouvelles et futures générations n’écrivent plus de chansons sur la falsification de l’histoire africaine.

H.

Cyclone sur New York City – Part One

samedi 27 août 2011

Ouragan sur New York – 1ère partie
below : Hurricane in New York – Part one – english captions

Une série.

Je n’avais pourtant pas senti le tremblement de terre,
 » Ta maison est très bien isolée sans doute » me suggère une amie.
Je suis toujours médusée par ce précédent.
Que j’ignore. Je n’ai rien senti.

Et voilà Irène, le même cyclone que nous avions rencontré à Miami en Floride lors de notre 1ère tournée US en octobre 1999. Bloqués dans ce grand hôtel, au 24e étage, les vitres des fenêtres de ma chambre ondulaient sous la force du vent. Les légendaires palmiers érectiles de la coquette Miami faisaient leur révérence, le vent, la pluie emportaient tout, notre remorque qui contient les instruments et le matériel de sonorisation a frôlé l’inondation, tous les musiciens et l’équipe l’ont sauvée à bras d’hommes des eaux, mémorable. Dans le hall de l’hôtel, les gens ont faim, les distributeurs de boissons sont vides, les stocks épuisés, ils prennent d’assaut les cuisines. Un groupe digne et résigné se distingue, des hommes et des femmes en costumes élégants et colorés, attachés à leurs petites valises à roulettes, ils sont le personnel navigant de compagnies aériennes, ils parlent du beau temps, pas de la pluie qu’ils connaissent et qu’ils bravent chaque jour. Quelques personnes paniquent, quelques comédiens jouent leur dernier grand rôle de victime, d’autre celui du héros en brandissant 2 mini-bouteilles d’eau de son sac à dos pour une bimbo qui pleure et une mamie qui râle, mais dans l’ensemble, tout le monde attend que la tempête passe.
Car elle passera.

Mère Nature décide de bien nous rappeler son message
Avec Force et Fracas.
Donc.

Hier, nous avons, comme tout le monde, augmenté nos stocks d’eau potable, de bougies, de piles, de pain pour les sandwichs, on ne sait jamais, il y aura sans doute des coupures d’électricité. Grand moment pour le supermarché de mon quartier, sold out show ! Le supermarché est blindé de monde, la queue aux caisses s’étend sur des mètres et des mètres. Un petit garçon blond attire mon attention au rayon fruits et légumes. Il fait un parcours du combattant sous les étals, il capte mon regard et porte son petit index sur ses lèvres  » chuttt …. », me demandant de ne rien dire. Ce petit homme est créatif, me dis-je. Plus tard, je suis en attente dans la longue file d’attente aux caisses, quand le petit blond vient à moi :
Cette file est interminaaaable ! Ça va nous prendre des heures pour passer aux caisses ! Quel ennui !!!!
Je te trouve pourtant bien créatif depuis que je t’ai vu sous les bananes tout à l’heure.
Il faut bien ! Je m’ennuie, et l’attente est insupportaaable !
Tiens le coup ! Et continue ton entrainement de Ninja ! , lui dis-je, en échangeant un clin d’oeil complice avec le petit génie qui scintille dans son iris bleu.
Il part en pointant les doigts en faisceau laser, et tire sur sa mère enceinte super cool qui essaie de choisir des pizzas surgelées pour nourrir son petit hyper actif. Génial !
Je ricane. C’est mon côté gamine. Un peu de naïveté est nécessaire dans un moment comme celui-là. Les tiroirs caisses se remplissent, les stocks d’eau diminuent. Chacun se prépare pour le passage d’Irène, la vilaine.
Vendredi soir, les rues sont calmes, et le ciel nous offre un coucher de soleil orange rose et doré.

La psychose s’intensifie dès samedi. Il est bientôt 14h. Nous ne voyons pas la catastrophe attendue dans les autres villes plus au sud, déjà touchées par Irène.
La cyclone est lent, il perd en puissance. Il agite l’océan, les vagues sont hautes et fortes, il pleut, à torrent, au moment du passage du cyclone, mais pas plus.
Il pleut déjà à Brooklyn.
L’évacuation des zones de la côte est cependant maintenue à New York.
Nous, nous ne sommes pas en zone risquée.
Tout va bien, my friends.

Les bulletins de news montrent des plages où les curieux se baladent sur la plage, pour regarder les vagues et l’eau, désireux d’être aux premières loges d’un triste spectacle.

Irène danse.

La déesse Yemanja danse avec elle.
LaSiren, Ma Longo, Madre D’Agua, Mami Wata, Mother of Waters, déesse de la mer, de la maternité, protectrice des enfants, le chiffre 7, elle règne sur tous les êtres vivants, sur sa création, sur ses créatures, sous les rayons direct d’une nouvelle lune et d’Uranus, la planète du  » Grand Eveil « , de retour dans la constellation du Bélier après un long voyage de 84 ans. Uranus est la planète de la rébellion, ses influences nous poussent à être dynamiques, à agir ensemble, de concert, à faire preuve d’altruisme, qui signifie bien solidarité et bienveillance, et non serviabilité et dévouement. Uranus réveille les consciences, secoue les esprits endormis, parfois avec violence, pour briser l’inertie et la paralysie de la nature humaine, sa paresse et ses négligences, bien trop confortablement assise dans un monde où toutes les tensions accumulées sont désormais intolérables.

Il faut relâcher la pression.
L’orage éclate et la foudre tombe.
Peut être est-ce tout simplement pour nous soulager ?

H.

Hurricane in New York City Saturday August 27th 2011
Part One – English captions

A series.

Yet I had not felt the earthquake,
« Your house is well insulated probably » suggests to me a friend.
I’m still dumbfounded by this precedent.
I do not know how it felt. I felt nothing.

And this is Irene, the same hurricane that we had met in Miami, Florida during our first US tour in October 1999. Blocked in this great hotel, 24th floor, the windows of my room were waving in the powerful wind. The legendary erectile palm trees of the charming Miami made their bow, winds, rain embark everything, our trailer containing the instruments and sound equipment was close to flooding, all the musicians and the team have saved it from the water, lifting it up with their bare hands, I will remember it all my life. In the hotel lobby, people are hungry, vending machines & bars are empty, out of stocks, people just raided in the hotel kitchen. A group stands alone, with dignity and resignation, men and women in colorful and elegant costumes, attached to their small suitcases with wheels, they are airlines’crew, they talk about anything but no weather, they know it and they brave the sky every day. Some people panic, some actors play their last great role of a victim, other play the hero, brandishing two mini-bottles of water from his backpack for a bimbo who cries and a granny who groans, but overall everyone is waiting for the storm to pass.
And it will pass.

Mother Nature decided to remind us of her emergency message
With Force and Fracas.
Indeed.

Yesterday we, like everyone else, filled our stocks of drinking water, candles, batteries, bread for sandwiches, you never know, power outage might most likely happen. Great business day for the supermarket in my neighborhood, it is a sold out show! The supermarket is full, the waiting line extends to credit meters and feet. A small blond boy catches my attention in the fruit and vegetable alley. He is crawling under the stalls, like a US Marine, he captures my attention and put his little finger on his lips « Shushhh …. » Asking me to say nothing. This little man is creative, I thought. Later, I’m waiting in the long line at the checkout when the little blond head comes to me again:
– This line is endlesssssssssss! It will take us hourssssssss to get out of here ! What a bore!!
– Yet, I said, I find you very creative since I saw you under the bananas earlier.
– I have to be ! I’m bored, and the wait is unbearaaaaaaaable!
– Hold on ! And keep up the Ninja training ! , I said, sharing a wink with the sparkling genius shining in his blue iris.
He starts pointing his fingers as a laser beam, and shoot his super cool pregnant mother who is trying to choose frozen pizzas to feed this hyper active kid. Great!
I sneered. That’s my brat side. A bit of naivety is necessary in a time like this. Cash machines are tilting, water starts to be rare. Everyone is preparing for the passage of villein Irene.

Friday night, the streets were calm and the sky gaveus a fantastic orange pink and gold sunset.

Psychosis intensifies on Saturday. It almost 2PM. In other cities further south already swiped by Irene, we do not see the expected disaster.
The hurricane is slow, it loses power. It moves the ocean, the waves are high and strong, it rains in torrents, when cyclone reaches, but no more.
It’s raining in Brooklyn already.
The evacuation of coastal areas, however, is maintained in New York city.
We are not in a risky zone.
All is fine, my friends.

The news bulletins show New Jersey’s beaches where curious idiots stroll on the beach, watching the waves and the water, eager to be at the forefront of the sad spectacle.

Irene dances.

The goddess Yemaya dances with her.
LaSiren, Ma Longo, D’Agua Madre, Mami Wata, Mother of Waters, the goddess of the sea, she is motherhood, protector of children, she is the number 7, she reigns over all living things, her creation, her creatures, under the direct rays of a new moon and Uranus, planet of the « Great Awakening », back into the constellation Aries after a long travel of 84 years. Uranus is the planet of rebellion, its influences lead us to be dynamic, to act together in concert, to be altruistic, which means good will and solidarity, and not helpfulness and dedication. Uranus wakes consciences up, shake the asleep minds, sometimes violently, to break the inertia and paralysis of the human nature, its laziness and its negligences, humans too comfortably seated in a world where all the accumulated tensions are now intolerable.

Pressure needs to be unleashed.
Thunder blows and light is striking.
Perhaps is it to relieve us ?

Tremblement de terre à New York City

Earthquake à Manhattan

Mardi 23 août 2011

13h50
Il est presque 14h ! J’ai faim.
Des oeufs au plat, salade, champignons à la poêle.
13h51
Je m’active à rassembler mes ingrédients, pose la poêle sur la plaque, allume le gaz.
13h52
Quelques gouttes d’huile d’olive. Je jette les champignons, un peu d’ail et des brins de romarin dans la poêle. Ça sent bon !!
13h53
Je touille, les champignons brunissent.
13h54
Je sors la salade du frigo. Un joli bol en grès blanc.
13h55
Mon téléphone sonne. C’est Célia:
– Putain !!! Tu as senti ?
Quoi ? ( Je dispose les champignons dans une assiette ).
La terre a tremblé !!!!
Quand ?
Là, tout de suite !
Ah bon ! Je n’ai rien senti moi ! Mais c’était peut être un camion qui passait ?
( une sublime vinaigrette au sésame vient compléter mon bol de salade )
Mais non ! J’étais assise sur le canapé, et j’ai senti la terre trembler, les tableaux et masques accrochés au mur ont bougé, la terre a tremblé je te dis !
??? ( je m’arrête … vraiment ? Mais je n’ai vraiment rien senti !!! )
Je pense que c’était un tremblement de terre me dit-elle, avec sérieux.
( Une sirène de pompier retentit de chez moi jusqu’à chez elle, nous habitons à quelques blocs l’une de l’autre …)
Ou une explosion de gaz dans un immeuble … allume la télé, regarde les infos locales, lui dis-je, incrédule.
Mmmh … ouais, mais je te dis ma soeur, j’ai flippé, ça a tremblé …
Tout va bien. Les infos …Bises.
Je raccroche.
Je casse 2 oeufs dans la poêle. On sonne à la porte. J’éteins la plaque.
C’est le livreur de linge. Les appartements new-yorkais sont rarement équipés de machine à laver le linge, d’où la culture du lavomatic, ce qui peut être une vraie corvée. Mais l’Amérique est un pays pratique, pragmatique, le tertiaire est actif et le prix des services très compétitif. Le livreur vient donc chercher mon sac de linge. Je lui demande :
Did you feel the earthquake ?
Hein ?
Did you feel the earthquake ? The earth shakes, things are moving …??
?? Hein ?
Le livreur est chinois. Il arrive que les chinois parlent très peu voir pas du tout l’anglais ici, mais ils fonctionnent très bien comme ça, et travaillent sans problème. Efficaces tant qu’on reste dans le langage code utilisé : how much for the laundry ? Delivery What time ? Je lui en demande de trop, parler météo et tremblement de terre, il ne doit pas me comprendre, me dis-je.
Il fronce les sourcils, puis relève la tête avec enthousiasme en me disant :
Oh, the earthquake !!! I heard a man talking about it ! I didn’t feel … no …. Nothing …
Oh, ok … I was wandering if I was the only one missing it … Thanks.

Je rallume ma plaque. Toujours dubitative sur l’évènement qui vient d’avoir lieu.
Un texto d’une amie : Earthquake in DC !!!
Je flippe un peu. J’essaie d’appeler DC. Tous les numéros que j’essaie sonnent occupés. J’allume enfin la télé : toutes les chaines en parlent.
Immeubles évacués, la terre a tremblé à Richmond, dans l’état de Virginie, une secousse de 5.9 d’amplitude, sentie de la Caroline du Nord jusqu’au Massachusetts. Mais qui n’est pas passée par moi.

Je vais au balcon, voir ce qui se passe dans la rue, sentir le pouls de la ville.
Tout est normal à Brooklyn. Le rythme quotidien, des bus, des voitures et des passants suit son cours. Les news font leur travail sensationnel par gros effets d’annonce et flash spéciaux de reporters situés à Manhattan, où certains immeubles fédéraux ont été évacués, dont la salle de justice où DSK devait faire une annonce de presse sur sa libération. Les journalistes sont à la recherche du scoop et de quoi agiter notre pathos, ils interrogent les passants sur ce qu’il vient de se passer, bien sûr certains exagèrent : l’immeuble à valser, les murs ont bougé de gauche à droite, les placards se sont ouverts et vidés, j’ai crié, j’ai couru, j’ai appelé ma mère, mon père, mon téléphone ne marchait plus, ah lala, quelle horreur, et bien sûr, certains ressortent le spectre du 11 sept 2001, d’autres pensent à une attaque terroriste, au pire le mieux. Et le maire de New York confirme l’état de terreur par un  » on a eu de la chance, on a évité la catastrophe !  » Heureusement, certains spécialistes rappellent que les tremblement de terre de la côte Est sont faibles, de faible magnitude, qu’il n’y a aucune ligne importante de séparation des plaques terrestres à cet endroit, et que leurs effets s’étendent sur de longues distances à cause la la nature même du sol, ce qui est une chance, qui absorbe très bien les chocs et les secousses. La télé nous offre quelques petits films édifiants, comme cette cour de justice qui se vide au moment du tremblement de terre, les hommes d’abord et les femmes si elles le peuvent, bousculées par des hommes paniqués, terrorisés mais qui n’oublient pas leur serviette ou attaché-case avant de sortir. Les femmes ne sont pas en reste. Elles attrapent leur sac en premier, elles le serrent dans leur bras en regardant autour d’elles pour comprendre ce qu’il se passe, pendant que les hommes se ruent à l’extérieur de la salle, ils ont vite compris eux qu’il fallait juste courir. Les bulletins d’info se multiplient sur toutes les chaînes, une info dont le contenu n’est que témoignages, emails, textos, tweets de téléspectateurs ravis de partager leur expérience de cet évènement que je n’ai pas senti. Quelques uns d’ailleurs passe le message qu’ils n’ont rien senti …. Comme moi.
Je n’ai pas senti le cri de la terre, le son des entrailles du monde, ses vibrations profondes et sourdes.
Je n’ai pas entendu son urgence à rappeler à l’homme qu’elle existe, qu’elle vit et qu’elle demande de nouveau le respect, avec force.

H.

Les Nubians sacrées Reines de Brooklyn ( et c’est Sud Ouest qui le dit ……)

Nous avons eu l’honneur de jouer pour le festival Soul of Brooklyn le 20 juin, sur une scène improvisée dans une des plus grandes cités de Brooklyn, The Walt Whitman Houses, sur le terrain de basket.

Une concert mémorable pour tous les habitants de la cité, pour nos fans venus pour certains de Boston pour voir ce concert gratuit, et oh combien pour nous. Toutes les générations étaient présentes, les enfants, les jeunes, les actifs, les personnes âgées, pour lesquelles l’organisation avait prévu des places assises. Même la police présente pour faire la sécurité se laisse charmer, et nous autorise à dépasser la limite horaire autorisée par le Shérif local. Lorsque nous chantons ‘MAKEDA’, je lève la tête et découvre tous les habitants qui nous regardent de leurs fenêtres, sur plus de 20 étages, impressionnant, et notre musique résonne entre les murs de cette cité HLM de Brooklyn où l’injustice et la précarité règnent, où les visions d’ailleurs et de possible se fracassent sur les écrans de télé assourdissants et abêtissants, noyés dans des échos de réclames qui promettent vie éternelle, enrichissement éclair et beauté instantanée par téléphone. CALL NOW.

Je suis heureuse que notre musique résonne ici, qu’elle titille leurs imaginaires, qu’elle emmène toutes ces âmes présentes ailleurs, qu’elle les fasse voyager. Dans une autre langue, une autre forme. C’était un superbe concert.

Merci au MoCaDa, le Musée des Arts Contemporains d’Afrique et de la Diaspora de Brooklyn qui est à l’initiative de ce festival.

H.

Appelons un chat un chat, et le beurre de karité, le beurre de karité.

Soro Solo, journaliste ivoirien, prend la tribune des réunions du TED à Paris pour narrer la navrante histoire de la colonisation africaine, en basant son récit sur le beurre de karité, produit ancestral et traditionnel en Afrique.

L’analogie est fort utile pour décrier les méfaits d’une période sombre de l’histoire qui encore aujourd’hui, mine de ses propres contradictions nos sociétés chimiques, malades et amnésiques.

Merci Mr Soro Solo pour cette très belle intervention.
Votre verbe franc et poétique est une vérité dont nous nous saisissons, en attendant que l’autre apporte avec lui sa vérité, pour que nous puissions ensemble, aller vers LA VERITE.

H.

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Les Nubians in THE FURIOUS FORCE OF RHYMES on ARTE

© Joshua Atesh Litle

Traduit par « Hip-hop, le monde est à vous », le film de Joshua Atesh Litle est enfin diffusé sur ARTE. Après près de 5 ans de travaux laborieux pour recueillir ces images du hip hop dans le monde, Josh nous offre à réfléchir sur cette culture urbaine, sûrement la seule vraie culture universelle à ce jour avec son langage, ses codes, ses rites …

FURIOUS FORCE OF RHYMES SUR ARTE.TV

Aubade révolutionne la lingerie avec La petite tricheuse

Aubade révolutionne la lingerie avec La petite tricheuse | Buzz  – Mybestaddressbook.

Et après ça, on va nous dire que les femmes noires ne sont pas un critère de beauté…

Les brésiliennes ont déjà expérimenté la chirurgie plastique qui consiste à injecter dans les fesses de la graisse prélevée sur la face intérieure des genoux ou du ventre….

Voici la version soft pour toutes les petites fesses molles et les petits culs complexés de ces dames …. la culotte qui fait des fesses de Noire.

Entre 50€ et 60€ l’illusion ….

H.

Une pensée douce pour Henri Salvador

Cela fait 2 ans exactement que le grand monsieur nous a quitté.

Déjà.

Je me souviens très bien du jour où nous avons travaillé ensemble, pour la compilation UNISIDA. Il avait écouté notre album et choisi d’interpréter  » Que le mot soit Perle » avec nous.

Précédé par son habituel rire tonitruant, il est entré avec précaution dans le studio, sa marche n’était plus très aisée malgré une forme éblouissante, suivi par sa charmante épouse, Catherine . Après avoir salué tout le monde, au boulot! Il demande à écouter la chanson de nouveau. Puis nous travaillons sur le texte. Il demande  » Qui a composé cette très belle chanson que j’aurais aimé composer  moi-même ?  » …. Je rougis et n’ose pas répondre. Il me sourit et me taquine en me caressant les cheveux. Je ne savais pas que cette chanson co-écrite avec Souleymane Diamanka nous amènerait à la chanter avec un des  plus prolifique compositeur et interprète français, un musicien de jazz émérite. Le crooner se dirige vers la cabine. Il swingue, vole, virevolte, scatte, à l’aise, un peu comme si c’était lui qui l’avait composée cette chanson finalement. Pour être sûr des endroits précis où il doit intervenir, il me demande de venir avec lui dans la cabine. Il est assis sur une chaise, je suis assise sur le sol, ma main sur son genou, par impulsions, je l’accompagne pendant qu’il chante, je deviens chef d’orchestre tactile, un peu comme avec ma sœur Célia quand nous nous tenons la main lorsque nous chantons. Nous rigolons beaucoup pendant les prises. Henri est un homme qui adore rire,il aime les jeux de mots, les bons mots mais aussi les blagues un peu salaces, du type des blagues créoles ponctuées de « Hiss….alé !!! », et tout ça traduit en français parfait.

90 ans. Henri aimait le bon vin. Pas de tabac, pas d’autres drogues. Et du yoga. Toute sa vie.

60 ans de carrière.

Hommage à un grand musicien.

H.

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more about « Les Nubians feat Henri Salvador : Que…« , posted with vodpod

HENRI SALVADOR TRACKLIST :


Une chanson de circonstance ….. JARDIN D’HIVER – Cliquez ….


Ecoutez CHAMBRE AVEC VUE


ECOUTEZ « JAZZ MEDITERRANEE »


ECOUTEZ  » SYRACUSE  » Live


ECOUTEZ  » LE SOLEIL, TON VISAGE ET LA MER « 


ECOUTEZ « PETITE FLEUR » Thème de Sydney Bechett interprété par Henri Salavador


Une petite pépite …. peu connue d’Henri Salvador :  » UN CHAGRIN D’AMOUR « 


Passage du film BONJOUR SOURIRE de 1956 :  » Ela diz que tem « 


Et pour finir ….


Une berceuse éternelle …. je l’ai beaucoup chantée à ma fille : UNE CHANSON DOUCE

CRAPOUX au restaurant chinois.

Ce soir.
Scène du Restaurant le Président, Belleville. Paris 19e.

– (Le Client ) Le poisson Baloste, il est comment ?
– (Le Serveur) Il est cuit au four, grillé.
– Oui, mais il est comment,….. en morceaux, …. entier ?
– C’est un petit poisson, cuit entier, au four.
– Ah, il est entier. J’aime bien le poisson. Entier c’est meilleur. Et il est comment ?
– ??? ….. Comment, comment ?
– Ben, comment ?, quel goût ?
– ( son pote) …. Ben, Un goût de poisson, tiens. Le poisson, ça a un goût de poisson …
– M’enfin … tous les poissons ont pas le même goût ….ça a le goût d’une dorade, par exemple ?
– Oui, un goût de poisson, très bon.
– Et qu’est ce qui vient avec, du riz, des nouilles, des légumes ?
– Il n’y a rien avec, les accompagnements sont à part.
– Ha ! Et c’est où ? …. ( il tourne le menu dans ses mains )
– Ici. Dans  » Accompagnements  »
– Ah oui, il y a du riz, des nouilles, des légumes, et ça va avec le poisson ?
– Euh, le plat est servi seul les accompagnements sont à part. Vous choisissez ce que vous voulez.
– Ben qu’est ce qui est bon ? Le riz avec le poisson … ? Les nouilles ? …. Qu’est ce que vous en dites ? Vous avez déjà goûté ?
– …. Choisissez celui que vous voulez …
– Ben, j’aime bien les légumes, c’est bon pour la santé, j’aime bine les nouilles aussi, et un truc qui est bon, c’est le riz avec les légumes, mélangés. Je vais prendre ça. Avec le poisson.
– Les légumes seront servis à part du  riz. Ce sont 2 accompagnements différents.
– Ha ! Ben …. mais ils sont cuits comment les légumes ?
– Sautés.
– Sautés ? ….. Les légumes sont cuits sautés …..
– Vous connaissez pas sautés ?
– Sautés …. si ….. je vois.
– On met un peu d’huile dans la casserole et on met les légumes …. sautés.
– Ah, oui, sautés. Ben je vais prendre ça. Et toi tu prends quoi ?
– ( Son ami ) Ben moi je vais prendre une soupe pho avec des nouilles et du boeuf.
– Ah ! Ben moi aussi, je vais prendre ça, tiens, je vais changer, je vais prendre une soupe.

( Le Serveur ) ………

– En plus, tu sais quoi, mon grand-père, il est chinois. J’ai découvert ça, que mon grand-père était chinois…..

La table d’Africains à côté explosent de rire.
Ma fille et moi aussi.

10 minutes de conversation surréaliste sur un poisson au four d’un parisien ou banlieusard à l’accent gouailleur, coiffé de lunettes en cul-de-bouteille, il ressemble à Crapoux, le complexé d’Azur et Asmar, il parle fort ….
Crapoux et le serveur chinois.
On a bien ri.

A NÜ AFROPEAN MIX by DJ Wamba –

A NÜ AFROPEAN MIX : Enjoy 45 mn of Les Nubians’music Mix by DJ Wamba on the Nü Music Box Podcast: numusicbox Podcast: numusicboxs Podcast

– – Helene

Un peu de musique pour oublier la grisaille parisienne …

Nkosi sikelel’ iMakeba … Notre grande reine s’en est allée ….

Fairwell Mama Africa

Fairwell Mama Africa

(Xhosa) Nkosi sikelel’ iMakeba

God bless Makeba

Maluphakanyisw’ uphondo lwayo
May her glory be lifted high

JUST COME BY …. a celebration track on worldwide dancefloors this week end !!!

SOULAB – SOUL’S BACK !
Les Nubians vous présentent un nouveau titre disponible en ligne et chez tous les bons disquaires, JUST COME BY, un titre uptempo et bilingue …

‘Just Come By’ With Les Nubians » SOULBOUNCE.COM
Le Remix de Greg Gauthier, beat master de la scène house et
électronique, est disponible depuis 3 jours sur les dance floors du
monde…
Enjoy !